Comme semble l'indiquer Freud, le Bonheur ne peut être dans la continuité. Il est, puis n'est plus. Nous sommes heureux, puis ne le sommes plus. Une simple succession de plaisirs spontanés. Plaisirs spontanés, car le plaisir est un simple effet provoqué par des éléments inscrits dans le temps, à un instant « t » et qui ont pu permettre un sentiment éphémère de satisfaction et de plénitude... Sorti du contexte philosophique, on appelle aussi ça les aléas de la vie. La vie... Si énigmatique et indéchiffrable soit elle, est la même qui permet notre quotidien. C'est elle qui rend possible tout ce qui nous entoure, et tout ce qui se produit dans notre monde. Certains parle de destinée, de providence, d'autres parlent de hasard. Certains l'apprécient, d'autre s'en déchargent définitivement. Peut importe nos visions de la vie, peut importe nos sentiments vis-à-vis d'elle. Celle-ci est faite de hauts et de bas. Chacun connaît des hauts et des bas différents, chacun connaît forcément des difficultés d'ordres divers pendant un passage de sa vie. Mais chaque vie est unique, et chaque vie se doit d'être vécue. Certes, il est parfois difficile de remonter lorsqu'on est au creux de la vague, mais on se doit de tenir le coup, car ce qui suivra sera forcément meilleur. On ne sait pas ce que demain peut être, nous savons seulement que nous avons une seule et unique vie, et qu'il ne faut pas jouer avec. On ne se relève pas de la mort comme on se relève d'une maladie. Et comme la mort est le terminus de notre errance, nous nous devons d'apprécier la vie à sa juste valeur. Se dire qu'après la pluie vient le beau temps, et que, peut importe si le soleil met du temps à apparaître, il éclipsera les côtés sombre de la vie tôt ou tard, et permettre de sécher les quelques gouttes de pluies échappées sur les joues de ceux qui ont souffert.